Installation, performance et édition 2024
Installation performance et édition, avec Pauline Marx et Jérémy Piningre.
Une résidence en plusieurs temps dans le Finistère Nord, à Ouessant, Molène, Brest et le Relecq-Kerhuon pour la production et l’écriture de l’ensemble des pièces. Installation textile (rideaux, matelas, costumes) réalisée avec Jérémy Piningre. Céramiques de Pauline Marx. Tapis réalisé lors de la résidence collective Adventices, à La Supérette, Maison des Arts de Malakoff, avec Théophile Peris et Jérémy Piningre.
«Nous ne nous sommes pas échoué·es»* Sous un ciel gris perlé où la mer est agitée, avec des vagues qui s’écrasent contre des falaises abruptes, apparaissent encore ici et là, des objets formant des constellations. Le sable parsemé de débris de bois flottés, la laine, s’enroulant autour des mains, comme une unique forme à l’ensevelissement, au doute, à la magie et qui portent encore les traces d’une lutte incessante entre la mer et la terre.
Résident·es, et persévérances collectives, entre les ombres des absences et des présences inouïes qui s’activent et reviennent à chaque fois, entre deux brumes. Ici, il n’y aura pas d’échouage, un refus d’abandonner, une façon sublime de jouer encore et de se relier, de communiquer, de vivre ensemble, une promesse d’aller plus loin, et de ne pas céder à l’adversité.
*Extrait de OUXISAMA, Page 5. Texte de Claire Laporte «Le liminal est ce qui est tout juste perceptible, à la limite de l’imperceptible. La liminarité est une phase dans un rituel où l’on est dans un état entre deux. L’individu n’a plus son ancien statut et pas encore son nouveau statut. Iel a été séparé·e de son groupe et n’a pas encore été «réincorporé·e» parmi les sien·nes avec un nouveau statut. C’est ce que vivent les personnes en situation de migration, les personnes déplacé·es, lors de leur arrivée à destination.» **
**Extrait de OUXISAMA, Page 16. Aëla Maï Cabel, Jérémy Piningre, Pauline Marx, ED. La Gare 2024
Images ©La Gare Centre d’Art et de Design